Écoles des sœurs de Sainte Chrétienne à Metz (1811-2003)

Contenu

Type d'organisme
Écoles catholiques
Domaine d'activité
Enseignement primaire
Enseignement secondaire
Description
En 1811, un premier établissement devient officiellement créé à Metz par les sœurs de Sainte Chrétienne, localisé rue Taison. Les religieuses aux jeunes filles de toutes origines, y compris les plus modestes, un enseignement primaire et secondaire privé, orienté technique. L’école est gratuite et subventionnée par la mairie. Les apprentissages comprennent l’écriture, la lecture, les premiers éléments du calcul, la religion, la broderie et métiers d'aiguille, selon les programmes alors en vigueur pour les filles. Un premier ensemble religieux et scolaire est fondé en 1822, dans un quartier compris entre l'actuelle rue Dupont-des-Loges et la rue Saint-Gengoulf. L'école est initialement nommée Sainte-Chrétienne-Saint-Vincent. Elle comprend deux classes pour les enfants pauvres du quartier. En 1842, une troisième classe ouvre, formant les futures mères de famille de la classe ouvrière. L’établissement se développe jusqu'à compter 400 élèves, ainsi qu'un pensionnat. Des enseignements classiques et ménagers sont donnés aux filles.

Localisé au sud de Metz, l'établissement du Sablon ouvre ses portes en 1850, à la faveur des législations Daunou favorables à l'enseignement privé. Les religieuses y organisent une école paroissiale, un asile, un patronage de jeunes filles. En 1852 , le bâtiment original est reconstruit et agrandi. Il est éclairé de 63 fenêtres. En 1863 un ouvroir devient annexé à l'école qui est convertie en école communale. Lors du conflit de 1870, le Sablon accueille un campement militaire. Les religieuses tiennent une ambulance militaire. Entre septembre et octobre 1870, une vingtaine de soldats décèdent dans ces lieux, de nombreux autres sont soignés.

Lors de la première annexion, la congrégation de Sainte-Chrétienne, avec ses trois pensionnats, domine largement le paysage de l’enseignement secondaire féminin à Metz. À l’automne 1873, tous les établissement sont censés fonctionner selon la même organisation. La langue de même que l'histoire et la géographie allemande sont intégrés au programme à partir de 1873. Le bilinguisme devenu obligatoire devient pratiqué dans les enseignements. L'anglais est inscrit au programme à partir de 1909. Le déclenchement de la Première Guerre mondiale perturbe grandement le fonctionnement de l’école. Ses locaux se retrouvent tout de suite intégralement réquisitionnés pour servir d’hôpital militaire.

Lors de la deuxième guerre, l'établissement du Sablon proche de la gare est bombardé et détruit en 1944. Des bâtiments de 1850, ne subsiste que la chapelle. L'école s’oriente après la seconde guerre mondiale vers l’enseignement technique, tout en conservant son école élémentaire et maternelle. Un contrat d’association avec l’état est signé en 1990 et le complexe est nommé "Anne de Méjanès", du nom de la fondatrice.

Faute de crédits pour rénover ses locaux, l’ensemble scolaire Sainte-Chrétienne à Saint-Gengoulf ferme définitivement ses portes à la fin de l’année scolaire 2003. L'école fusionne avec La Miséricorde. L'établissement du Sablon est de nos jours une EHPAD. La congrégation, devenue multinationale antérieurement à 1870, reste installée dans la partie Maison généralice des bâtiments, 60 rue Dupont-des-Loges.
Année de création - fermeture
1811-2003
Année de création
1811
Année de fermeture
2003
Titre
Écoles des sœurs de Sainte Chrétienne à Metz (1811-2003)