Soleirol, Joseph-François (1781-1862)

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Description
Joseph-François (de) Soleirol, naît le 13 juillet 1781 à Verdun. Il est le fils de Jacques de Soleirol (né vers 1725), chef de brigade du corps royal de mineurs et d'artillerie à la retraite et de Marguerite Scholastique Thiébaut son épouse. Après de premières études suivies en famille, il est mis jeune en pension à Metz chez Bergnier, ancien bénédictin et professeur de mathématiques à Metz. A l'issue de ces études, Soleirol est admis à l'École polytechnique en 1800 (an VIII). Il se spécialise ensuite dans le génie et suit la formation dispensée par l'École du génie de Metz (1794-1802). Né en 1792, son frère cadet Henri-Augustin intègrera l'École d'application de l'artillerie et du génie de Metz en 1810 et suivra une carrière similaire.

Soleirol sert d’abord comme ingénieur dans différentes places de l'Empire : à Sarrelouis, à Marseille, et aux îles d'Hyères. En 1807 il s'allie à l’une des familles nobles de Metz, en épousant à Jouy-aux-Arches (Moselle) Madeleine-Henriette Sthême de Jubécourt, dont il aura deux enfants. Sous l'Empire, en 1808, 1809 et 1810, il fait la campagne d’Espagne. Attaché au 7e corps d'armée, sous les ordres du maréchal Gouvion-Saint-Cyr, il prend part aux sièges de Roses en Catalogne et de Gérone en Espagne. Après la prise de ces places, il est chargé, comme chef d’état-major du général Sanson, d'organiser les postes de la Fluvia. Enfin, comme chef du génie, il fait réparer les fortifications de Gérone, puis rentre en France pour remplir les fonctions d’adjoint au commandant de l’École régimentaire de Metz. À cette époque, les loisirs de Soleirol sont consacrés à l'étudie de la botanique, de la musique et de l'histoire. À la fin de 1813, il est chargé de la défense du château de Blâmont (Meurthe), Contraint de céder, il prend ensuite part aux travaux défensifs de la place forte de Besançon.

Lors de la Restauration, le 25 juillet 1814, il est nommé chevalier de la Légion d’honneur, et quelques mois plus tard, il devient professeur de constructions à l’École d'application de l'artillerie et du génie de Metz. Une partie de ses productions écrites concerne les cours donnés à l'École d'application de l'artillerie et du génie. En 1819, il fait imprimer chez Antoine à Metz son Cahier classique sur le Cours de construction, à l'usage des élèves de l'École royale de l'artillerie et du génie. En 1819, Soleirol prend une part très active à l'organisation de la Société d'assurance immobilière contre l'incendie dite la Messine. Il en conserve longtemps les fonctions d'administrateur-secrétaire. En 1820, il est fait Chevalier de Saint-Louis

En 1820, il publie conjointement avec Olivier, Cours de construction hydraulique. Son Cours de sciences naturelles appliquées aux arts militaires, paru chez S. Lamort, date de 1832. De très nombreuses publications parues dans les Mémoires de l'Académie de Metz concerneront d'autres domaines parmi lesquels les mathématiques, la musique, la géologie, l'archéologie.
Soleirol devient en 1830 associé libre de l'Académie royale de Metz. Il est promu au grade de chef de bataillon en 1831. En 1835, il publie dans les Mémoires de l'Académie une note sur un os fossile. En 1836, une autre note concerne la propagation de la musique classique. Des articles concernent les bâtiments, les travaux de réparation de l'orgue pour la cathédrale et la réparation de l'aqueduc romain de Jouy.

Musicien de valeur et compositeur, Soleirol dirige pendant plusieurs années la Société philharmonique de Metz. Il fonde une bibliothèque de partitions de morceaux de musique classique, de finales d'opéras, d'ouvertures, de messes, de motets, etc. Parmi les documents se trouve une collection complète des symphonies de Haydn, de Mozart et de Beethoven, pour orchestre. Il est fait Officier de la légion d'honneur en 1838 avec le grade de chef de bataillon. En 1843, il est membre fondateur de la Société d'horticulture de la Moselle, peu de temps avant de prendre sa retraite, vers 1845. En 1853, il est nommé membre honoraire de l'Académie de Metz. Joseph-François Soleirol décède le 5 mars 1863 à Metz, à l'âge de 81 ans. Augustin Thiel (1787-1869) écrit sa notice pour l'Académie de Metz, alors que François-Michel Chabert (1829-1885) rédige sa biographie pour la Société d'horticulture du département de la Moselle.
Prénom et nom de naissance
Joseph-François Soleirol
Prénom
Joseph-François
Nom de famille
Soleirol
Année de naissance-décès
1781-1862
Année de naissance
1781
Année de mort
1862
Époux(se) ou conjoint(e)
Sthème de Jubécourt, Madeleine-Henriette
Formation
École polytechnique
Profession
Militaire
Enseignant
Domaine d'activité
Génie
Construction
Botanique
Distinction reçue
Chevalier de Saint-Louis
Légion d'honneur
Nom dans la base
Soleirol, Joseph-François (1781-1862)