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Type de périodique
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Périodiques de recherche
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Sujet
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Sciences
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Périodicité
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Hebdomadaire (irrégulier)
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Mensuel
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Trimestriel
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Semestriel
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Description
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Pourvu en août 1664 d'un privilège qui accorde à la nouvelle revue un champ universel, des beaux-arts aux sciences, du droit à la religion, pour les livres, les mémoires et aussi les représentations ou démonstrations publiques, le premier éditeur Denis de Sallo établit pour l'élaboration de sa revue des échanges avec des savants d'Angleterre, des Pays-Bas et de Toscane. Le journal s'attache spécialement à la revue des ouvrages de sciences et d'histoire, il présente aussi des livres religieux de même quelques œuvres littéraires. Le format quarto en 12 pages est retenu, avec, jusqu'en 1723, une fréquence de parution hebdomadaire. De 1724 à 1792, date de l'arrêt décidé par Danton, la parution est mensuelle. La publication de tables annuelles commence en 1666 : un répertoire bibliographique des livres parus dans l'année est publié, accompagné d'un classement par discipline scientifique, tout d'abord en latin. Sont notamment distinguées les douze catégories en latin : 1/ "Biblia sacra", 2/ "Patres theologi" 3/ "Juridici et politici" 4/ "Historia sacra et profana", 5/ "Antiquitates historicae" 6/ "Philosophia, Mathematica", 7/ "Artes" (arts et métiers), 8/ "Historia naturalis", 9/ "Medici", 10/ Oratores, 11/ Poetae, 12/ Miscellanei.
En 1797, un rétablissement du Journal est tenté, dans le sillage de la création des écoles centrales et de l'Institut de France. La revue, devenue bimestrielle, offre mémoires, nouvelles littéraires et comptes rendus des différentes classes de l'Institut. Mais faute de lecteurs, elle s’arrête au bout d'un semestre après douze numéros. En 1816, changement de régime politique. Plusieurs membres du groupe des refondateurs renouvèlent leur tentative et ils obtiennent du Garde des sceaux la tutelle de l'Institut. Plusieurs nouvelles séries, correspondant à chaque fois à des transformations éditoriales, sont ensuite publiées jusqu’en 1859. En 1909, le journal cesse d’être l’organe de l’Institut pour devenir, comme actuellement, celui de l’Académie des inscriptions et belles-lettres.
En matière de contenu, les activités de personnalités messines, de même que celles de la Société royale, sont mentionnées dès 1765. Jacques-Ch.-François de La Perriere de Roiffé, membre de la Société Royales des Sciences & des Arts de Metz, adresse une lettre au journal, critique d'un ouvrage d'astronomie publié par de la Lande (Joseph Jérôme Lefrançois de Lalande). Il est l'auteur d'un livre de vulgarisation de l'astronomie Nouvelle Physique Céleste et Terrestre à la portée de tout le monde. Mauduit, maitre de mathématique à Paris et professeur à Metz, dépose un mémoire en réponse à un concours de mathématiques. L'année d'après, il publie à Paris, avec trois planches, Principes d'astronomie sphérique, ou Traité complet de Trigonométrie sphérique.
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Source
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JOURNAL DES SAVANTS, de 1665 à 1792, par Jean-Pierre VITTU
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Le Journal des Sçavans, par Marilyn Rémond, 2015
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Lettre Jacques-Ch.-François de La Perriere de Roiffé, Octobre 1765, p844
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Mémoire de Mauduit au concours, Octobre 1765, p674
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Annonce des Principes d'astronomie sphérique, par Mauduit, Juin 1766, p355
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Date
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1665-1792
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1797
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1816-
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Titre
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Journal des savants (1665-1792, 1797, 1816-)
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Domaine scientifique
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Multidisciplinaire