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Description
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François Édouard Virlet nait à Nancy le 18 février 1810. Il est le fils de Fleurent Virlet (1784-1856), négociant, rentier et propriétaire, et de Victoire Catherine Antoinette Thouvenin (1791-1846), native de Faulx (Meurthe-et-Moselle). Il devient en 1820 pensionnaire au Collège royal de Nancy. Bergery (1787-1863) se marie le 20 janvier 1820 avec Sophie Forfert qui est l'une de ses cousines. En 1830, il reçoit le prix d'honneur de mathématiques et est reçu à l'École polytechnique en 1832. Il a suivi des cours de piano et devient chef de l'orchestre de polytechnique. Puis il poursuit et se spécialise dans l'artillerie à l’École d'application de Metz. Entré premier de la promotion d’artillerie, il en sort de même en 1834 et commence sa carrière au 2e régiment à Metz. Il fait pratiquement toute sa carrière dans cette même ville, exception faite de deux courtes affectations à La Fère, l’une comme lieutenant, l’autre comme lieutenant-colonel.
En 1830, Virlet devient détaché de l'artillerie à l’École de pyrotechnie, ce qui lui permet de participer aux travaux de Bedford sur les fusées d'artillerie. Il travaille et enseigne à l'école pendant plusieurs années, en même temps qu'Isidore Didion (1798-1878) dont il prononcera l'éloge funèbre. Édouard Virlet épouse à Metz, le 9 mars 1835, Élisabeth Victoire Delphine Forfert (1812), native de cette ville. Bergery, beau-frère de son épouse, assiste au mariage. Virlet poursuit sa carrière dans différents régiments d'artillerie. En 1842, parvenu au grade de capitaine, il devient adjoint de Armand Rose Emy (1771-1851) et enseigne pendant 5 ans la chimie à l'École d'application de l'artillerie et du génie. En 1847, il devient élu à l’Académie de Metz enseigne l'artillerie en tant que professeur titulaire. Il est assisté par Charles Terquem (1825-?), second fils d'Olry Terquem (1782-1862). Il reste à ce poste jusqu'en mai 1852, date à laquelle il passe Chef d'escadron au 6ème régiment de Metz. En 1853, c’est lui qui prononce l’éloge de Cailly, dont il sera plus tard le successeur à l'académie. Il travaille avec Didion à l'école de pyrotechnie de metz. Il est fait chevalier de la légion d'honneur en 1854. Virlet fait alors partie de la Commission des principes de tir créée à Metz (1833-1862).
En 1855, une dispute oppose Virlet et Susane à propos de l'usage dans les munitions d'artillerie du pyroxyle, encore appelé coton-poudre, de nos jours nitrocellulose. Dans sa communication à l’Académie sur le pyroxyle, le lieutenant-colonel Susane signale l’intérêt de cet explosif que l’Autriche était en voie de substituer à la poudre à canon ordinaire, et que la Prusse n’allait pas tarder à utiliser. De nombreux accidents se produisent et le pyroxyle devient abandonné pour les munitions des canons. Promu lieutenant-colonel, en 1857, il mène des expériences de tir à La Fère. Virlet devient chef d'escadron à l'État-Major du 3ème régiment à pied de Metz, dans l'artillerie. Il est en 1859 commandant en second et directeur des études de l’École d’application de l'artillerie et du génie. Après les cinq années règlementaires, en 1864, il est nommé directeur de l’École de pyrotechnie et y restera jusqu’à sa retraite, le 10 février 1870. En 1868, il est promu officier de la légion d'honneur.
Lors du siège de Metz, Virlet tente de reprendre du service, mais sans succès, sans doute en raison de ses prises de position, contre le pyroxyle, et aussi contre le chargement des canons par la culasse. Il s’engage alors dans la garde nationale comme simple servant de pièce. Après la défaite, en 1871, Virlet devient élu conseiller municipal de Metz, et l’Académie le choisit comme président, alors que la Lorraine est devenue allemande. A ce titre, il prononce son discours d’usage sur ”Les causes principales de la justesse du tir des armes à feu”. Il se déclare aussi optant pour la nationalité française; il quitte Metz en 1873 et se retire à Châlons où il devint président de la Société d’agriculture, sciences et arts de la Marne, aussi accueilli dans l’Académie de Stanislas, membre du jury d'admission des élèves à l'école des arts et métiers. En 1875, il suit sa fille et son bea-fils affecté à Fontainebleau. En 1877, l’Académie de Metz lui accorde l’honorariat. Il s’éteint à Fontainebleau le 26 décembre 1889, à l'âge de 79 ans.
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Source
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https://gw.geneanet.org/abelmazza?n=virlet&oc=&p=francois+edouard
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https://www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr/ui/notice/375789
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Virlet, professeur adjoint de chimie à l'école d'application, Annuaire 1843
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Biographie de M. le Volonel Virlet, Notes de M. Charles Abel, M. N. Box, secrétaire, 1897
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François Édouard Virlet (1810-1889), Metz, centre des recherches françaises sur les fusées au XIXème siècle, par Jacques Young, 1994
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Prénom et nom de naissance
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François Édouard Virlet
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Prénom
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François Édouard
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Nom de famille
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Virlet
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Parent de
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Virlet, Charles-Oscar
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Formation
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École polytechnique
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Profession
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Militaire
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Enseignant
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Personnalité politique
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Domaine d'activité
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Artillerie
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Balistique
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Pyrotechnie
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Nom dans la base
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Virlet, François Édouard (1810-1889)