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Gardeur-Lebrun (famille)Les Gardeur-Lebrun sont une famille d'origine messine dont plusieurs membres se sont montrés actifs, dans les domaines de l'enseignement des mathématiques, de l'architecture, de l'artillerie et du génie, des ponts et chaussées. Né à Metz en 1677 et décédé en 1751, Sébastien Gardeur, est maître charpentier, entrepreneur pour la municipalité et les particuliers. Sébastien Gardeur prend part en tant qu'entrepreneur aux chantiers menés pour l'embellissement et l'amélioration des infrastructures de la ville, à l'initiative du Maréchal de Belle-Isle (1684-1761). Il travaille notamment avec l'architecte Louis de Cormontaigne (1696-1752) pour élaborer plusieurs édifices. Le fils de Sébastien, Louis Gardeur, nait en 1714 à Metz. Suite à la quasi-faillite du père qui s'était endetté avec le système de Law (1720), il s'engage en 1734 dans le régiment-Dauphin dragons qui était à l’armée d'Italie. Il participe notamment aux batailles de San Pietro et Guastalla. De retour à Metz en 1755, il ouvre une école de mathématiques et de dessin, puis obtient le poste de professeur de mathématiques à l'École royale d'artillerie. Sous la direction de Jacques-François Blondel (1705-1774), il participe aussi à la construction de la place d'Armes de Metz. Louis Gardeur ajoute à son patronyme le nom de "Le Brun", en référence à la couleur de sa barbe, surnom donné pendant les campagnes menées en Pologne et en Italie. Il s'agissait de se démarquer de cousins de même patronyme. De son mariage, en 1738, naissent au moins dix enfants dont certains vont se montrer actifs dans les domaines de l'architecture, de l'enseignement des mathématiques, du génie civil et militaire, à Metz, Paris et dans d'autres villes. Un autre fils de Sébastien, Pierre Gardeur, appelé Gardeur-Lebrun lors de la Révolution, nait à Metz en 1824. Il part à Paris et devient engagé dans le corps royal des Ponts et Chaussées. Après un parcours mené en fin de carrière à Versailles, il est nommé Inspecteur des ponts et chaussées royal, plus haut grade possible dans le corps. Il se montre favorable aux idées révolutionnaires. Âgé de 76 ans, il devient membre en 1800 (an IX) du Conseil de Perfectionnement de l’École polytechnique. Oncle et neveux se croisent à polytechnique. On a donc la généalogie : - Gardeur, Sébastien (1677-1751), maître charpentier, entrepreneur, avec Anne Noël (?-1749) dont : -- Gardeur-Lebrun, Louis (1714-1786), entrepreneur, professeur de mathématiques à l'école d'artillerie de Metz ---Gardeur-Lebrun, Charles (1744-1801), éducation des princes d'Orléans, inspecteur des élèves à l'école polytechnique, de 1794 à 1801 ---Gardeur-Lebrun, Claude (1745-1828), professeur de mathématiques à l'école d'artillerie de Metz, inspecteur des élèves à l'école polytechnique -- Gardeur-Lebrun, Pierre (1724-1812), aussi Lebrun-Gardeur, inspecteur général des ponts et chaussées à Versailles, de 1788 à 1803, membre du Conseil de perfectionnement de l’École polytechnique en 1800 (An XI), avec Marie Louise Thérèse Rofron (1751-?) ---Gardeur-Lebrun, Augustine Louise Thérèse (1783-1850) --Fils inconnu de Sébastien (mort jeune ?) --Fille inconnue de Sébastien
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Verronnais (famille)Les Verronnais exercent une activité d'imprimeur sur trois générations. Le fondateur de l'imprimerie messine, Louis Verronnais (1762-1812), nait à Metz d'un père commerçant. Il devient tout d'abord employé de l'imprimeur officiel de la ville Jean-Baptiste Collignon (1734-1794). Louis Verronnais se marie dans cette ville le 29 janvier 1782 avec Françoise Chaudron (1758-1841). Son fils François Verronnais (1792-1879) naît le 3 mars 1792, lors de la Révolution. Suite à la condamnation et à l'exécution à Paris du maître imprimeur Collignon, lors des épisodes de la terreur, Louis Verronnais s'établit à son compte à Metz en 1792. En 1795, il s'associe avec l'imprimeur Nicolas Fondeur (1775-1834). Une imprimerie est créée à Thionville, laissée peu de temps après à son associé. Il poursuit seul à la direction de l'établissement l'édition d'une variété de documents, dont des annuaires de la ville et du département. La presse régionale se développe et Louis Verronnais devient rédacteur-propriétaire du "Journal de Metz" ; fondateur et imprimeur de "L'Abeille" de Metz (1797), devenue ensuite "Journal de la Moselle". Dès l'an XIII (1804-1805) il publie une carte topographique du département dédiée au préfet Colchen, dans laquelle se trouve figuré le nombre des habitants des cantons et les frontières avec les départements des Forêts (Luxembourg), de la Sarre (Trève) et du Mont-Tonnerre (Mayence). Auteur de jeux éducatifs, éditeur d'une série d'annuaires, almanachs statistiques messines et départementales. Louis Verronnais devient breveté imprimeur à Metz le 15 juillet 1811. Il décède dans cette ville le 9 mars 1812. Sa veuve Françoise Verronnais lui succède et devient brevetée imprimeur en sa succession le 20 nov. 1818, lors de la Restauration. En 1819, François Verronnais (1792-1879) dirige avec sa mère l'imprimerie, située alors place d'Armes. Il reprend à son compte le brevet le 22 août 1821. À partir de 1826, François Verronnais édite le "Messager boiteux du département de la Moselle", un almanach à succès au niveau régional. Il installe la librairie dans de nouveaux bâtiments, rue des Jardins, non loin de l’ancienne imprimerie et devient l'imprimeur le plus important du département. L'imprimerie devient spécialisée dans les publications militaires, les almanachs, les annuaires, les cartes, les guides pour voyageurs. L'affaire est cédée à son fils Jean-Jules dit Jules Verronnais (1827-1896) le 30 novembre 1854.
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Bazaine (famille)La famille Bazaine est une ancienne famille de vignerons, de scientifiques, de militaires et d'artistes originaire de Scy (maintenant Scy-Chazelle), village localisé sur les coteaux de la Moselle non loin de Metz. Le premier de ses membres auteur d'articles est Pierre Bazaine (1759-1832), enseignant à l'Athénée à Paris durant la période révolutionnaire. Il publie habituellement sous le nom N. Bazaine, et peut ainsi être mieux distingué de son premier fils Pierre-Dominique (1786-1838), polytechnicien et ingénieur des ponts-et-chaussées qui fait une grande partie de sa carrière en Russie, de même que de son second fils Dominique Claude Bazaine (1798-1827). Deux petit-fils de Pierre-Dominique se montrent également actifs ultérieurement. Pierre-Dominique Bazaine petit-fils (1809-1893), dit Adolphe et son frère François Achille Bazaine (1811-1888), maréchal sous le second empire, mis en cause lors de la reddition de Metz. On a donc la généalogie partielle : - Pierre Bazaine (1759-1832) -- Pierre-Dominique (1786-1838) --- Pierre-Dominique Bazaine (1809-1893) --- Achille Bazaine (1811-1888) -- Dominique Claude Bazaine (1798-1827)
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Savart (famille)La famille Savart se montre active sur trois générations dans la fabrication de modèles de machines et mécanismes, d'instruments de physique, dans l'enseignement pour le génie militaire ou bien en tant que militaire. Meunier et propriétaire d'un moulin à Mézières, Nicolas Savart (17?-?) se fait remarquer par l'abbé Bossut (1730-1814), enseignant à l'École royale du génie de Mézières de 1752 à 1768. Il a créé seul son moulin et de nombreux mécanismes se montrent ingénieux et originaux. Savart devient en 1761 laborantin puis assistant-préparateur de l'abbé Bossut. Du mariage de Nicolas Savart avec Claudine Barré naissent deux fils, Gérard Savart (1758-1842) et Nicolas-Pierre-Antoine Savart (1765-1825). Des recherches dans le catalogue de la BnF montrent qu'un dessinateur nommé Savart crée une série de vues régionales de Mézières, Charleville et Paris, dessins datés de 1779 à 1789. Il est possible que l'auteur en soit l'un des membre de la famille Savart. Gérard quitte d'abord Mézières pour aller se perfectionner dans son art à Paris, durant plusieurs années. Il fabrique des instruments de mathématiques et d'astronomie pour le baron Tott, jusqu'en 1789, date à laquelle Ie baron émigre. Gérard revient ensuite à Mézières pour travailler à la fabrication d'instruments pour l'école. Après un nouveau passage par Paris lors de la fermeture de Mézières en 1794, il intègre en 1802 l'École d'application de Metz pour rester dans la ville jusqu'à son décès en 1842. Son frère Nicolas-Pierre-Antoine Savart (1765-1825) devient tout d'abord, vers 1785 capitaine du génie et aide de camps de Lafayette en France. A partir de 1794, il est nommé conservateur-adjoint des modèles, dessins et gravures à l'École polytechnique, positionné jusqu'en 1797 sous la responsabilité d'Antoine-François Lomet (1759-1826). Il donne ensuite des cours de fortification à Saint-Cyr et publie, de 1808 à 1812, un cours en trois volumes, réédité en 1825 et 1830, traduit en hollandais, en italien et en espagnol. Du mariage de Gérard Savart avec Marie Marguerite Maugérard, naissent à Mézières deux autres membres de la famille, Nicolas (1790-1853) et Félix Savart (1791-1841). Ils grandissent tous deux à Metz, suite au déménagement de l'école. Nicolas Savart réussit l'examen d'entrée à polytechnique en 1810. Il suit ensuite les cours de l'École d'application de Metz pour en sortir lieutenant du génie et mener essentiellement une carrière militaire. La notice de Félix détaille son parcours messin et parisien, ses travaux dans le domaine de l'acoustique et ses activités à l'Institut. Gérard, Nicolas et Félix sont tous les trois, à différentes périodes comprises entre 1818 et 1840, membres de l'Académie de Metz. Aussi une notice biographique écrite par M. Blanc de l'Académie en 1855 retrace le parcours familial.
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Lamort (famille)La famille Lamort est une famille lorraine dont les représentants les plus anciens sont établis dans le baillage de Nancy. Claude-Sigisbert nait à Nancy le 27 septembre 1733 de Jean-François (1690-1769), huissier au bailliage de Nancy et de Barbe Thérèse Rodouan (1693-1766). Il est le premier d'une lignée dont les activités concernent l'imprimerie, la librairie, la papeterie et l'édition, tout d'abord à Nancy, puis à Metz et au Luxembourg. Claude-Sigisbert devient vers 1755 imprimeur-libraire à Nancy, rue des Dominicains. Il épouse le 17 juin 1755 Marie-Thérèse Idrot ou Idrop (1734-1809). Treize enfants, huit fils dont trois imprimeurs et cinq filles vont naître de ce mariage. Parmi les ouvrages sortis des presses de Lamort, installées rue des Dominicains à Nancy, se distinguent le 1er volume de l'« Histoire de Metz » publié en 1769 par des religieux bénédictins ainsi que l'« Avis aux Messeins sur leur santé ». Encore en 1790 imprimeur à Nancy, Claude-Sigisbert s'installe peu après la Révolution à Metz, où son fils Claude (1758-1826) s'était établi en 1784. Il décède chez lui le 8 janvier 1814.
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Goulier, Charles-Moÿse (1818-1891)
Charles-Moÿse Goulier nait le 31 janvier 1818, à Richelieu en Touraine. Il est le fils de Jean Goulier, marchand cordonnier, et de son épouse Marie-Louise Logeais. En 1836, Goulier réussit le concours d'admission à l’École polytechnique. En 1838, il sort premier de sa promotion, puis il poursuit sa formation à l’École d’application de Metz, dans la spécialité du génie. Il devient affecté tout d'abord à Metz comme sous-lieutenant dans le 3e régiment du Génie. Goulier devient ensuite détaché aux travaux de fortifications à Paris. Le 14 mai 1843, il devient le plus jeune capitaine de l’armée française. Il est nommé l’année suivante professeur de topographie et de géodésie à l’École d’application de l'artillerie et du génie, appelé à l'État-Major, en succession de Livet. Ses travaux mathématiques portent alors sur la géométrie appliquée à la topographie essentiellement. Goulier améliore notablement les cours dont il est chargé à l'école d'application et publie chez Nouvian ses cours de topographie. Il s'intéresse tout d'abord aux levers dans lesquels la distance à un point est estimée à l'aide d'une mire et d'un télémètre stadimétrique, encore appelé télomètre. En 1852, il dépose à l'académie des sciences un pli cacheté résumant sa découverte en optique physiologique de l'astigmatisme (non nommée ainsi) et de sa correction à l'aide de verres particuliers. Ses relations avec les opticiens de la maison Schiavetti-Bellieni datent sans doute de cette époque et de la nécessité de corriger la vue de certains élèves. En 1853, Goulier participe à la rédaction d'un ouvrage de géographie statistique sur la Moselle. En 1857, il est décoré de la légion d'honneur. Il publie plusieurs notes parues dans les Comptes-rendus de l'Académie des Sciences sur l'amélioration des instruments comme la boussole, le télomètre à prisme, des baromètres, thermomètres. En 1858, il publie un plan de Metz au 1/2000, dressé en vue de réaliser le plan relief de la ville. Ses instruments de nivellement sont présentés lors de l’Exposition Universelle de 1861 de Metz, dédiée à l’Agriculture, l’Horticulture, l’Industrie et les Beaux-Arts avec 554 exposants rassemblés sur l’Esplanade. Parti en cure à Cauteret dans les Hautes-Pyrénées, il en étudie la topographie. Puis l'Académie de Metz lui ouvre ses portes en 1863, il en assure la présidence en 1868. En astronomie, il publie sur les comètes, à la suite de Livet. En 1867, l'Académie impériale de médecine de Paris reconnait l'utilité de ses travaux sur l'astigmatisme. En 1868, président de l'Académie de Metz, il soumet "Coup d'œil sur la topographie et sur les formes du terrain", un mémoire sur l'art de la topographie, de la réalisation des plans et des reliefs. Lors du siège de Metz en 1870, il participe à la mise au point de ballons d'observation des positions prussiennes et se trouve, suite à la capitulation de Metz, chargé de la remise des collections de l'école d'application. En 1871, Goulier reprend à Fontainebleau ses fonctions de professeur de topologie. En 1875, il est appelé à Paris au dépôt des fortifications. Il devient membre de la Société pour l'Encouragement National de l'Industrie. Dédiée à la topographie, une règle à calcul est mise au point. En 1878, Goulier est admis à la retraite. En 1879, Goulier participe en même temps qu'Henri (1853-1922) et Joseph Vallot (1854-1925) à une campagne visant à améliorer la cartographie des Pyrénées et des Alpes. En 1880, Goulier devient membre de la direction centrale du club alpin français. Un premier observatoire construit en juillet 1890, à 4 360 m d'altitude, sur l'enrochement le plus proche du sommet du mont Blanc, dans lequel une pièce était réservée aux scientifiques et une pièce mise à disposition des guides et de leurs clients. Charles Goulier décède à Paris le 14 mars 1891, à l'âge de 73 ans. Colonel du génie - Professeur de topographie et de géodésie à l'école d'application de l'artillerie et du génie en 1844 - Membre de la commission du nivellement général de la France. -
Mathieu, Émile Léonard (1835-1890)Émile Mathieu nait le 15 mai 1835 à Metz, de Nicolas Mathieu, employé de la recette générale de Metz et d'Amélie Antoinette Aubertin. Son oncle maternel Pierre Aubertin était colonel d'artillerie issu de polytechnique (1805) et directeur de la fonderie. Émile Mathieu suit ses études au lycée de Metz et devient admis à l'École polytechnique en 1854 pour en sortir en 1856. Après quelques mois dans l'armée, il abandonne son engagement pour entreprendre un doctorat. Pour son baccalauréat, il soutient "Nouveaux théorèmes sur les équations algébriques", paru en 1856 dans les "Nouvelles Annales de Mathématiques", examiné par Jean-Marie Duhamel (1797-1872). En mars 1859, il soutient à la faculté des sciences de Paris "Sur le nombre de valeurs que peut acquérir une fonction quand on y permute ses lettres de toutes les manières possibles" sur les fonctions transitives, travaux qui conduisent à sa découverte des groupes simples sporadiques. Les examinateurs sont alors Gabriel Lamé (1795-1870), Joseph Liouville (1809-1882) et Joseph Alfred Serret (1819-1885). Il publie ensuite plusieurs articles importants dans le "Journal de Mathématiques Pures et Appliquées" sur les groupes de permutation. Il devient en 1862 admis sur la liste des candidats à l'Académie des sciences. A la recherche d'un poste d'enseignant, il se tourne vers les mathématiques appliquées, sans le succès escompté cependant. Il devient ensuite professeur de mathématiques spéciales au lycée Charlemagne, au lycée Saint Louis et au lycée de Metz. En 1867, Mathieu reçoit en récompense de ses recherches la médaille d'or au Congrès des Sociétés Scientifiques. Un cours supplémentaire lui est proposé à la Faculté des sciences en 1867-1868 pour évaluer ses capacités pédagogiques. Le cours est faiblement suivi. Mathieu obtient en 1869 une chaire à Besançon. Il épouse en Marie Joséphine Guisse (1849) à Sainte-Ruffine, Moselle. De décembre 1873 à son décès en 1890, Mathieu est titulaire de la chaire de mathématiques pures de Nancy.
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Toussaint, Jean-Baptiste (1798-?)Jean-Baptiste Toussaint nait à Metz le 21 septembre 1798 (5ème jour complémentaire de l'an VI) d'un père de profession vinaigrier. Il devient graveur professionnel à partir de 1819, formé à l'école de dessin de Dupuy et Tavernier. En 1822, il s’établit rue des Jardins, au numéro 25. En mars 1825, s'estimant ruiné par la concurrence de la lithographie, une première demande est faite pour obtenir une licence. Celle-ci est rejetée dans un premier temps, car il y a déjà deux imprimeurs lithographes dans la ville (Dupuy et Tavernier). La demande est réitérée, en soulignant que les deux imprimeurs messins pratiquent la lithographie en commun, de plus depuis quelques temps, l'un d'entre eux s'est désisté. Toussaint obtient donc son brevet d’imprimeur lithographe au courant de l’année 1828 et s'installe en Fournirue. Il pratique la gravure sur métaux, sur bois, l'autographie et la lithographie. Il est aussi papetier et fabricant de registres. Ses travaux deviennent récompensés aux expositions de Metz et de la Moselle en 1834 et 1837. En septembre 1854, il cède son brevet messin à son fils François Ernest et part s'installer à Paris. Son fils n'exploite cependant le brevet messin que jusqu'en décembre 1855, avant de partir lui aussi à Paris. De 1855 à 1862, Toussaint à Paris aurait racheté l'imprimerie de Sauvage (Eugène Sauvage 1812 ?), au 10 rue de Pontoise, et fait la demande de transfert des brevets de lithographe et de taille-doucier. Ce dernier brevet aurait été transféré sans difficulté (l'imprimerie compte 12 presses) mais le brevet de lithographe a été annulé peu de temps auparavant, faute d'exploitation. Le Commissaire Gaillard exprime donc ses réticences ; malgré cela Toussaint obtient le brevet de lithographe.
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Taratte, Étienne Joseph (1807-1886)Étienne-Joseph Taratte nait à Metz le 26 décembre 1807. Il suit ses études au petit séminaire, alors installé rue d'Asfeld et devient reçu en septembre 1831 bachelier ès lettre. Il devient titulaire d'un brevet supérieur qui lui donne le droit d'enseigner. En 1832, il épouse Agnès Elisabeth Latz, née en 1805. L'un des fils du couple deviendra normalien, l'autre polytechnicien. La même année, il reprend le pensionnat du 2 rue des Récollets d'Adolphe Lasaulce, ce dernier étant nommé professeur à l'école normale d'instituteur. Le 7 septembre 1835, Taratte est nommé au concours directeur de l'École primaire supérieure de Metz, poste qu'il va occuper jusqu'en 1870. Entre 1840 et 1850, Taratte est directeur des conférences des instituteurs de la Moselle. A partir de 1850 jusqu'en 1866, il se montre un écrivain prolixe. Il publie exclusivement à Metz chez Palez-Rousseau des cours de français, d'arithmétique et d'algèbre pour les écoles primaires supérieures, ainsi que pour l'école normale d'institutrice où il enseigne les sciences. De nombreux problèmes pratiques sont proposés en mathématiques. Professeur de cours industriels. En 1860, il devient officier de l'Instruction publique, membre en 1865 de la Société de secours mutuels des instituteurs et institutrices du département. En 1868, chevalier de la Légion d'honneur. L'Académie de Metz le compte au nombre de ses membres. Il occupe le rôle de secrétaire en 1873-1874 et siège à une commission de poésie. De 1870 à 1871, Taratte siège au conseil municipal. Suite à l'annexion, il opte pour la nationalité française et s'installe à Paris. Il exerce en 1879 les fonctions de membre du Conseil de surveillance de l'École normale primaire de la Seine. Il décède à Paris le 31 janvier 1886.
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Steff, Louis-Nicolas (1828-1903)(Louis-)Nicolas Steff nait le 2 décembre 1828 d'un père meunier, à Condé-Northen, une commune localisée à quelques kilomètres à l'Est de Metz. Il devient ouvrier typographe à Metz. Prix reçus aux cours pour les ouvriers de la ville. Marié le 22 aout 1857 avec Jenny, Léontine Lejeune (1835-1886). À l'école d'application de l'Artillerie et du Génie de Metz puis de Fontainebleau, sous la responsabilité de Goulier. En 1865 [AD de sa cousine germaine Cath. Élisabeth] – Témoin au décès de sa tante en 1865 Catherine Élisabeth. – Voir la fiche compète de csteff. Résidences : • 1865, Bionville [AD de sa cousine germaine] ; • 1870, rue du Marché Couvert à Metz, à la naissance de son fils Paul Marie Albert ; 1872, après le désastre de Sedan, opte ainsi que toute sa famille pour la nationalité française, localisé à Fontainebleau [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3078675s/f32.item.zoom]. Il collabore avec Nouvian à Metz, puis avec l'éditeur P. Lorette, localisé 84 rue Stanislas à Nancy. Auteur de carte de l'Etat-Major de la moselle + géologie, cartes polychromes remarquables de 1871 à 1891, sous les ordres de Goulier, à Metz et Fontainebleau. Travaille en quadrichromie. [https://catalogue.bnf.fr/rechercher.do?index=AUT3&numNotice=15374645&typeNotice=p] Enfants nés à Metz : Léon-Louis-Casimir Steff 1858-1942 (Militaire de carrière) Lucien-Pierre-Dominique Steff 1860-1950 (Dessinateur industriel) Camille-Marie-Anne Steff 1862-ca 1932 Paul-Marie-Albert Steff 1870-1944 (Militaire de carrière)
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Billot, Ferdinand (1819-1875)Joseph Hilarion Ferdinand Billot naît le 23 février 1819 à Aix(-en-Provence), dans les Bouches-du-Rhône. Il est le fils de de Jean François Cyr Billot (1789-18..), juge à la Cour de justice criminelle et spéciale du département au moment de la naissance, et de Marie Henriette Bertet (1786-1847), son épouse. Il est le cinquième d'une fratrie de sept enfants, tous nés à Aix entre 1811 et 1821. En 1821, le juge Billot est nommé conseiller à la cour royale de Metz, puis en juin 1823 procureur général en Corse; enfin, procureur du roi au tribunal de première instance de Paris, fin 1827. Suite à la révolution de juillet 1830, le juge Billot se montre fidèle aux Bourbons et refuse de prêter serment à Louis-Philippe. Il se démet de ses fonctions pour suivre Charles X (1757-1836) en exil. Parmi les personnalités de la suite, figure le petit fils Henri d'Artois (1820-1883), comte de Chambord, duc de Bordeaux, désigné héritier du trône de France. Ange-Hyacinthe-Maxence, baron de Damas (1785-1862), ancien Ministre de la Guerre est nommé précepteur de l'enfant, alors âgé de dix ans. Les résidences successives de la Maison sont tout d'abord l'Angleterre, puis le Palais de HolyRood en Écosse. Grâce à ses bonnes relations avec les Habsbourg-Lorraine, Charles X s'installe en octobre 1832 au château de Prague, puis séjourne aussi, à partir de juillet 1833, au château de Buštěhrad. Les pères Druihet, jésuite, ancien provincial de Lyon, et Deplace, précepteur enseignent jusqu'en 1833. De 1832 à 1838, le juge Billot sert de précepteur pour le droit, alors qu'Augustin Louis Cauchy (1789-1857), polytechnicien, membre des académies des sciences de Paris, Turin, Prague, dispense les cours de mathématiques. En remerciement de son dévouement, Charles X accorde à Cauchy le titre de baron. Don de la duchesse d’Angoulême (1778-1851), fille de Louis XVI, la famille Billot hérite de terres localisées à la Toba (alors en Hongrie, actuelle Serbie). En 1836, Charles X décède du choléra, au château de Gorizia (Goritz, Italie), à l'age de 80 ans. Henri devient prétendant au trône. Les enseignements de Billot et Cauchy sont poursuivis jusqu'en 1838, date de la majorité d'Henri. Le père et les enfants Billot les plus âgés séjournent et s'installent à Toba, sur les terres héritées. La mère, entourée des enfants les plus jeunes, retrouve Aix-en-Provence et Ferdinand Billot regagne Paris. Il revendique des cours et travaux de mathématiques faits avec Cauchy. En 1838, Ferdinand Billot poursuit sa scolarité au séminaire Saint-Sulpice d'Issy-les-Moulinaux. Il se lie d'amitié avec François Libermann (1802-1852), fondateur de deux congrégations religieuses missionnaires pour l'évangélisation de l'Afrique. Encouragé par ce dernier, il entre dans la Compagnie de Jésus en 1846, à l'âge de 27 ans, dans l'idée d'enseigner les mathématiques en collège. Au bout de quelques années, de 1854 à 1857, Billot enseigne à l'École Sainte-Geneviève à Paris, rue des Postes. Il est chargé de l’unique classe de mathématiques spéciales tout en étant préfet des études. En 1857, en tant que prêtre, il assiste Cauchy dans ses derniers moments. De 1857 à 1860, Billot enseigne au collège Saint-Clément de Metz et prépare les candidats à l'École polytechnique en compagnie de Saussié (1857-1872), sous le rectorat du P. Stumpf (1817-1878). En 1860, il revient à Sainte-Geneviève, dans une école qui s'agrandit et rencontre de nombreux succès dans les préparations. En 1862 (peut-être 1861) est créée une deuxième classe de spéciales, pour les débutants ; Billot en est chargé sans interruption jusqu’en 1870, tandis que le p. Charles Joubert (1825-1906) conserve les anciens. En 1868, l'École de la rue des Postes fait recevoir 27 candidats à Polytechnique, 52 à Saint-Cyr, 22 à Centrale. Pendant la guerre de 1870 (19 juillet 1870 – 28 janvier 1871) et un peu au-delà, l’école Sainte- Geneviève devient transformée en ambulance et les pères jésuites y soignent les blessés. Le 18 mars 1871 commence la Commune et un fort mouvement anti-jésuite et antireligieux se développe. La rentrée des élèves de la rue des Postes, prévue d’abord pour le 21 mars, est reportée au 12 avril à Athis-Mons. Dans la nuit du 3 au 4 avril, les gardes nationaux arrêtent le père Ducoudray, recteur de l’école et une vingtaine de prêtres, frères et domestiques, parmi lesquels Billot, pour les prendre en otage. Le 12 avril, tous sont relâchés sauf Ducoudray et deux autres prêtres, Clerc et de Bengy. Le 24 mai, Ducoudray, Clerc et quatre autres otages religieux, parmi lesquels l’archevêque de Paris, Darboy, sont fusillés dans la cour de la prison de la Roquette. Quarante-sept autres, sont fusillés le 26. Puis, la Commune est écrasée pendant la Semaine sanglante, du 21 au 28 mai. Les cours reprennent à Sainte-Geneviève dans les derniers mois de 1870-71, avec Billot en première année de mathématiques spéciales et Joubert en deuxième année. Les effectifs des écoles préparatoires parisiennes chutent de manière considérable. En 1872-73, Joubert est absent pour cause de formation théologique, et les professeurs de spéciales sont Billot, sans doute en deuxième année, et le père Augustin Saussié (1826-1914), venu de Metz. À la rentrée de 1873, Joubert reprend les deuxième année et enseignera cette classe jusqu’en 1888. En 1873-74, le professeur de première année (61 élèves) est Billot ou Saussié. En 1874-75, il y a deux classes de première année (41 et 43 élèves), pour Billot et Saussié. Cependant, Ferdinand Billot tombe gravement malade. Il décède en activité à Paris le 8 avril 1875. Il était âgé de 56 ans. Il devient suppléé à l'Institut Sainte Geneviève par Robert d’Esclaibes d'Hust (1848-1918, X 1868), docteur ès sciences en 1880.
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Virlet, François Édouard (1810-1889)François Édouard Virlet nait à Nancy le 18 février 1810. Il est le fils de Fleurent Virlet (1784-1856), négociant, rentier et propriétaire, et de Victoire Catherine Antoinette Thouvenin (1791-1846), native de Faulx (Meurthe-et-Moselle). Il devient en 1820 pensionnaire au Collège royal de Nancy. Bergery (1787-1863) se marie le 20 janvier 1820 avec Sophie Forfert qui est l'une de ses cousines. En 1830, il reçoit le prix d'honneur de mathématiques et est reçu à l'École polytechnique en 1832. Il a suivi des cours de piano et devient chef de l'orchestre de polytechnique. Puis il poursuit et se spécialise dans l'artillerie à l’École d'application de Metz. Entré premier de la promotion d’artillerie, il en sort de même en 1834 et commence sa carrière au 2e régiment à Metz. Il fait pratiquement toute sa carrière dans cette même ville, exception faite de deux courtes affectations à La Fère, l’une comme lieutenant, l’autre comme lieutenant-colonel. En 1830, Virlet devient détaché de l'artillerie à l’École de pyrotechnie, ce qui lui permet de participer aux travaux de Bedford sur les fusées d'artillerie. Il travaille et enseigne à l'école pendant plusieurs années, en même temps qu'Isidore Didion (1798-1878) dont il prononcera l'éloge funèbre. Édouard Virlet épouse à Metz, le 9 mars 1835, Élisabeth Victoire Delphine Forfert (1812), native de cette ville. Bergery, beau-frère de son épouse, assiste au mariage. Virlet poursuit sa carrière dans différents régiments d'artillerie. En 1842, parvenu au grade de capitaine, il devient adjoint de Armand Rose Emy (1771-1851) et enseigne pendant 5 ans la chimie à l'École d'application de l'artillerie et du génie. En 1847, il devient élu à l’Académie de Metz enseigne l'artillerie en tant que professeur titulaire. Il est assisté par Charles Terquem (1825-?), second fils d'Olry Terquem (1782-1862). Il reste à ce poste jusqu'en mai 1852, date à laquelle il passe Chef d'escadron au 6ème régiment de Metz. En 1853, c’est lui qui prononce l’éloge de Cailly, dont il sera plus tard le successeur à l'académie. Il travaille avec Didion à l'école de pyrotechnie de metz. Il est fait chevalier de la légion d'honneur en 1854. Virlet fait alors partie de la Commission des principes de tir créée à Metz (1833-1862). En 1855, une dispute oppose Virlet et Susane à propos de l'usage dans les munitions d'artillerie du pyroxyle, encore appelé coton-poudre, de nos jours nitrocellulose. Dans sa communication à l’Académie sur le pyroxyle, le lieutenant-colonel Susane signale l’intérêt de cet explosif que l’Autriche était en voie de substituer à la poudre à canon ordinaire, et que la Prusse n’allait pas tarder à utiliser. De nombreux accidents se produisent et le pyroxyle devient abandonné pour les munitions des canons. Promu lieutenant-colonel, en 1857, il mène des expériences de tir à La Fère. Virlet devient chef d'escadron à l'État-Major du 3ème régiment à pied de Metz, dans l'artillerie. Il est en 1859 commandant en second et directeur des études de l’École d’application de l'artillerie et du génie. Après les cinq années règlementaires, en 1864, il est nommé directeur de l’École de pyrotechnie et y restera jusqu’à sa retraite, le 10 février 1870. En 1868, il est promu officier de la légion d'honneur. Lors du siège de Metz, Virlet tente de reprendre du service, mais sans succès, sans doute en raison de ses prises de position, contre le pyroxyle, et aussi contre le chargement des canons par la culasse. Il s’engage alors dans la garde nationale comme simple servant de pièce. Après la défaite, en 1871, Virlet devient élu conseiller municipal de Metz, et l’Académie le choisit comme président, alors que la Lorraine est devenue allemande. A ce titre, il prononce son discours d’usage sur ”Les causes principales de la justesse du tir des armes à feu”. Il se déclare aussi optant pour la nationalité française; il quitte Metz en 1873 et se retire à Châlons où il devint président de la Société d’agriculture, sciences et arts de la Marne, aussi accueilli dans l’Académie de Stanislas, membre du jury d'admission des élèves à l'école des arts et métiers. En 1875, il suit sa fille et son bea-fils affecté à Fontainebleau. En 1877, l’Académie de Metz lui accorde l’honorariat. Il s’éteint à Fontainebleau le 26 décembre 1889, à l'âge de 79 ans.
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Persy, Nicolas Adolphe Pulchérie (1798-18)Bombard émile
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Bodin, Louis-François-Marcel (1798-1872)Louis-François-Marcel Bodin naît à Tourouvre, village de l'Orne, vers juin 1798, localisé non loin de Mortagne. À treize ans, il est nommé, par le département de l'Orne, élève à l’École des Arts-et-Métiers de Châlons. Il y passe huit années et s’y distingue parsa précision dans l’exécution des travaux manuels et par ses résultats dans l’élude des sciences exactes. En 1819, il devient recruté par Savart pour travailler à l'École d'application de l'artillerie et du génie à Metz. Il reçoit aussi une médaille d'or à l'exposition de l'industrie nationale de Paris. En 1843, à l'âge de 45 ans, Savart prend sa retraite et Bodin devient titulaire du poste d'artiste-mécanicien de l'école. Il devient également membre titulaire de l'Académie de Metz. légion d'honneur conseil municipal de Metz exposition universelle 1861 décède le 20 mai 1872
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Boudier (17?-18?)(17?-18?);Paru le 17 mars 1796 (an IV) dans le Journal des départements, un avis signale que le citoyen Boudier, peintre en miniature arrivant de Paris, réside à Metz, chez le citoyen Putz, Bijoutier rue derrière le Palais. Il enseigne le dessin de la figure, de l’architecture et de la carte. Il a professé ces parties pendant 5 ans au collège militaire de la Flèche. En 1801 (an IX), le même Boudier est nommé professeur pour le dessin de la carte à l'École du génie militaire de Metz. L'école d'artillerie de Châlons n'a pas encore été agrégée. Il ne reste pas en poste en 1802 et sa trace est perdue.
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Silly (17?-?)17?-?;Vers 1781, Silly est maître de dessin à l'École royale d'artillerie. Il enseigne en même temps que Claude Gardeur-Lebrun, qui lui propose de créer pendant la période révolutionnaire une école de dessin gratuite.
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Sainpy, Charles Timothée, Abbé (17?-18?)17?-18?;Desservant de Bionville entre 1804 et 1822, l'abbé Sainpy devient nommé directeur de la première École normale primaire créée en Moselle. Le conseil général localise l'établissement au château d'Helfedange, dans un hameau localisé entre Metz et Sarreguemines. L'école est la seconde de France après celle de Strasbourg. De 1822 à 1830, l'école normale fonctionne et accueille une vingtaine d'élèves maîtres. Parmi les matières facultatives, l'allemand est enseigné. L'instruction dure deux ans. L'événement est retracé par Laurette Michaux, ancien professeur à l'IUFM de Montigny, dans son article "L'École Normale d'Helfedange" paru dans l'Ancien, le bulletin des anciens élèves des Écoles normales de la Moselle. Les difficultés de fonctionnement sont soulignées, confirmées par Lasaulce qui vient seconder Sainpy lors des dernières années de fonctionnement de l'école. Suite à l'arrêt décidé par le recteur, l'abbé Sainpy prend sa retraite.
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Termonia, Jean-Joseph (17?-?)17?-18?;Jean-Joseph Termonia est un bénédictin de l'abbaye de Saint-Clément, qui enseigne les mathématiques, à partir de 1785, pour former les candidats au concours de l'École royale d'artillerie. Chapeautée par Claude Gardeur-Lebrun, l'école est créée spécialement pour former les élèves préparant l'examen d'entrée au Corps royal. L'enseignement mathématique s'appuie sur le premier livre de Bézout (1781) contenant l'arithmétique, la géométrie, la trigonométrie plane. L'examen d'admission se fait à l'oral uniquement et les élèves sont spécialement préparés, leurs résultats sont suivis et transmis aux parents.
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Alaisse, Charles Louis (17?-18?)17?-18?;Charles Louis Alaisse est nommé assistant de Claude Gardeur-Lebrun à l'École royale d'artillerie de Metz entre 1787 et 1790, au début de la révolution. Un certain Silly est nommé professeur de dessin. Alaisse occupe le poste de répétiteur d'algèbre et de géométrie. Sous le Consulat, l'École régimentaire d'artillerie de Metz devient instituée en 1801 (an IX). En 1802 (an X), suite à un séjour effectué à l'école d'artillerie de Châlons sur Marne, Alaisse est nommé professeur de mathématiques à Metz. Il dispense des enseignements élémentaires et supérieurs aux sous-officiers de l'école régimentaire d'artillerie. Le 4 octobre 1802 (12 vendémaire an XI) marque la création de l'École d'application de l'artillerie et du génie par fusion avec l'école de Châlons. Un arrêté des consuls Bonaparte, Cambacérès et Lebrun ordonne en effet la réunion de l’École du génie de Mézières à Metz, avec l'École d'artillerie de Châlons. En 1803 (an XII), François-Joseph Servois (1767-1847) devient assistant d'Alaisse, puis il le remplace. Charles Louis Alaisse quitte Metz en 1808 et sa trace est alors perdue.
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Deshayes (17?-1812)17?-1812;D'après l'annuaire 1832 de Verronnais, Deshayes, né à Metz, est un chanoine régulier de Saint-Vanne, professeur de physique au collège de Metz. En 1787, il est couronné par l'Académie royale de Nancy, pour une machine de son invention, propre à décrire toutes sortes de courbes par un mouvement continu. Il est également auteur de plusieurs livres sur les sciences physiques et mathématiques. A l'époque de la révolution, vers 1793, il abjure ses vœux et épouse une ancienne religieuse. Deshayes décède vers 1812. Son épouse surveille elle-même, précise Bégin dans son annuaire de 1832, l'éducation de ses deux fils, dont l’un deviendra capitaine d'état-major attaché au quartier-général de Metz, et l'autre, médecin, professeur d'histoire naturelle à Paris, auteur renommé d'ouvrages sur la Géologie.
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Aimé (17?-1843)17?-1842;Fabricant d'instruments et de maquettes. Présent à Mézières. Venu à l'École d'application de Metz (1793-1802). Conservateur du laboratoire de physique et de chimie, en 1837. Membre de l'Académie de Metz. Aimé décède en 1842, la même année que Savart.
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Gardeur-Lebrun, Louis (1714-1786)1714-1786;Louis Gardeur Lebrun nait à Metz le 18 septembre 1714. Il est le fils de Sébastien Gardeur, maître charpentier et d'Anne Noël dont nous savons qu'elle décède en 1749. Vers 1731, Louis Gardeur s'engage dans le Dauphin-Dragons et prend part à la guerre de succession de Pologne. Il y aurait reçu le surnom de Le Brun à cause de la couleur foncée de sa barbe et l'aurait adopté pour se distinguer de cousins Gardeur aussi présents à Metz. Puis sous le commandement du duc de Broglie, il devient Ingénieur géographe lors de la guerre de succession d'Autriche (1740-1748). Gardeur Lebrun (on trouve encore Le Brun) revient ensuite dans sa ville natale et ouvre une école de mathématiques et de dessin. En 1738, il épouse Anne-Marguerite Grandjean (1713 ca-1786). Au moins dix enfants naissent du mariage, dont Charles Louis (1744-1801) et Claude (1745-1828), actifs dans le domaine de l'enseignement des mathématiques, Georges Auguste Philippe (1750-1817), ingénieur des ponts-et-chaussées en chef du département de la Nièvre sous la Révolution. En 1752, il prend les fonctions d'ingénieur de la ville de Metz. Sous la protection de l’intendant Bernage de Vaux (1716-1780), il est nommé sous-directeur des travaux et des communications, tout d'abord adjoint de Jean Gautier, architecte du roi de Pologne, chargé des démolitions de la future place d’Armes, mais souvent retenu loin de Metz. En 1756, il est nommé professeur royal de mathématiques à l'École d'artillerie. Louis Gardeur travaille principalement au nouvel Hôtel de Ville et aux bâtiments de la place d’Armes. Il seconde Jacques-François Blondel (1705-1774), architecte royal choisi par le maréchal Fouquet de Belle-Isle, commanditaire des travaux. En 1757, il participe à la création de l’Académie royale de Metz. Il est nommé directeur des travaux de la ville en 1762. On lui doit les plans de nombreux édifices, notamment celui de la maison qu’il habite, construite à partir de 1741 sur un terrain que lui avait donné le roi deux ans auparavant, rue des Prisons-Militaires. En 1771, il préside l'Académie et publie en 1773 un mémoire sur la navigation des rivières dans la province des Trois Évêchés et le commerce de la ville de Metz. État détaillé des obstacles physiques qui gênent la navigation de la Moselle depuis Coblentz jusqu’à Metz (avec une carte détaillée du cours de la Moselle). Datés de 1778, il laisse plusieurs mémoires manuscrits qui figurent dans les Archives de l’Académie de Metz. En 1781, il prend sa retraite de professeur, mais conserve ses activités d'ingénieur jusqu'à sa mort. Louis Gardeur décède le 19 février 1786 à Metz, à l'âge de 71 ans. Le 3 avril 1786, Bruno Le Payen, secrétaire perpétuel, prononce l’éloge funèbre à la Société royale des sciences et des arts.
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Antoine, Joseph (1715-1785)1715-1785;Fils de l'imprimeur-libraire de Metz Brice Antoine. Reçu libraire-relieur dès avant 1742, il sollicite tout d'abord en vain d'être admis parmi les imprimeurs. Il travaille 10 ans à Paris avant de succéder, par arrêt du Conseil du 23 fév. 1756, à son frère François Antoine, décédé en 1755. En 1758, il dispose de son brevet d'imprimeur-libraire; imprimeur ordinaire du Roi le 28 novembre 1758; et de l'académie royale des sciences et des arts [de Metz]; imprimeur de l'hôtel de ville (1768). Il est nommé seul imprimeur du Roi à Metz en 1772; imprimeur du parlement de Metz en 1775. Il est dit âgé de 50 ans lors de l'enquête royale de 1764. Les périodiques suivants sont publiés successivement : "Affiches de Metz" (mars-déc. 1765), "Affiches d'Austrasie" (janv.-déc. 1766), les "Affiches de Lorraine" (1769-1770), et les "Affiches des Évêchés" (de mars 1776 au départ en retraite, en déc. 1784). Il publie notamment le "Cours de mathématiques à l'usage du collège de Metz" de Nicolas Casbois, deux volumes, en 1772 et 1773. Il décède à Metz en nov. 1785. Chez Joseph Antoine, Imprimeur ordinaire du Roi, de l'Académie Royale des Sciences & des Arts, &c. M. DCC. LXV. Avec approbation et privilège. Sa veuve, en association avec son fils Charles-Marie-Brice Antoine (1758-1828) prennent la succession. Ce dernier produit en 1816 "Carte du Département de la Moselle Dédiée à M. le Préfet le Cte. de Tocqueville par son très-humble et très-respectueux serviteur Antoine". Le recteur de Metz, Boubée de Lespin publie aussi en 1821 chez Antoine son "Géographie de la France", avec 4 planches.
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Saintignon, Joseph de, Abbé (1716-1795)1716-1795;
Joseph de Saintignon nait le 25 février 1710 à Boudrezy, une commune rurale localisée au sud de Longwy. Il est le fils de Anselme de Saintignon (ca 1685- ) et de Gabrielle de Gourdon (ca 1695). Il ne doit pas être confondu avec Joseph de Saintignon (1720-1779), seigneur de Puxe, général propriétaire du régiment de cavalerie Saintignon-dragons. Après avoir servi quelque temps en qualité de lieutenant dans les armées des Habsbourg, Saintignon émet ses vœux en 1737. Il est formé à l’abbaye de Belchamp (à proximité de Lunéville) chez les chanoines réguliers de Saint-Augustin. Il est ordonné prêtre en 1742. Pendant quelques années, Saintignon professe la physique à Belchamps, puis devient prieur au collège Saint-Simon de Metz, tenu par les chanoines réguliers de Notre-Sauveur. En 1759, il est élu procureur général des chanoines de Notre-Sauveur. Il rédige les statuts de l'ordre en 1768, ordonnés ensuite par l'édit de mars, ce qui lui vaut la faveur du roi. En 1760, Saintignon fait partie des membres fondateurs de la Société royale de Metz. Le Collège Saint-Simon du Fort accueille les premières séances de la Société. En 1763, il publie à Paris au format in-12 un "Traité abrégé de physique à l'usage des collèges" en six tomes. Dans la suite des leçons de l'Abbé Nollet, les principes de la physique, connus et admis à cette époque, notamment la gravité de Newton, sont expliqués aux collégiens, sans aucune équation. La physique de l'abbé se montre très littéraire. Cependant, à l'Académie, de nombreux textes mathématiques et physiques circulent, notamment sous l'impulsion de Pierre Gardeur-Lebrun, puis de son fils Claude dans les années 1780. En 1772, Saintignon est élu abbé procureur général de l'abbaye de Domèvre (ordre de Saint Augustin), localisée à proximité de Lunéville, en présence de M. de la Galaisière (1697-1783), commissaire du roi à Nancy. Il en change les statuts et Domèvre devient en 1772 le siège de la congrégation de Notre-Sauveur. Saintignon se montre partisan d'une sécularisation plus prononcée des chanoines. Les membres de Notre-Sauveur professent dans plusieurs collèges de Lorraine, retirés aux Jésuites en 1762. Ils enseignent en particulier dans les locaux de l'ancienne Université, au collège et à l'École royale militaire de Pont-à-Mousson. En 1763, Saintignon publie son livre de physique en six volumes. Après dédicace de l’œuvre au Comte d'Estrée (Louis Charles César Le Tellier, 1695-1771), il commence par un chapitre sur "De la Lumière en général & de ses propriétés". De 1778 à la révolution, les assises de la congrégation Notre-Sauveur, qui se déroulaient précédemment à Pont-à-Mousson, ont lieu en l'abbaye de Domèvre. Lors de la Révolution, en 1791, l'ordre est dissous et les biens sont saisis. La municipalité de Domèvre signale au Comité d’Instruction Publique, chargé de centraliser les estimations et inventaires des bibliothèques confisquées, environ 7600 volumes. De Saintignon ainsi que de nombreux membres de la congrégation prêtent serment à la constitution. Malade et paralysé, le chanoine obtient ainsi une pension. Il décède en l'abbaye de Domèvre le 13 pluviôse an III (1er février 1795), à l'âge de 78 ans.